Dijon !

Notre passage à Dijon a été relativement court, certainement enrichissant mais un peu décevant. C’est une jolie petite ville avec ses qualités et ses défauts, et après tout, il suffit de s’y sentir bien pour l’aimer. Dijon c’est avant tout la capitale de la Bourgogne, une grande région française connue dans le monde entier pour son vignoble.

L’Université de Bourgogne m’a plu, j’en parle un peu dans cet article, mais je regrette de ne pas avoir vraiment mis le pied dans la vie étudiante comme je l’avais espéré au départ. Malheureusement, la promotion dans laquelle j’ai effectué mon Master était ridiculement petite, nous étions 6 élèves… Peut-être aurions-nous été plus nombreux, le cours de l’année aurait-il été différent. Je ne regrette pas cette situation cependant, le comité restreint de la classe nous a permis d’être mieux accompagné par les enseignants. La formation n’en est que plus efficace et je suis satisfait d’avoir pu en profiter.

Arrivé en novembre 2011, j’écris ce billet au mois de mars 2012. Finalement, c’est un hiver que nous aurons passé ici. Il y a du vent, du brouillard, de la pluie et de la neige et il fait froid l’hiver à Dijon. Ces mots viennent d’une personne qui a passé 3 hivers en Pologne tout de même. Les sorties sont donc limitées et on préfère recevoir ou rendre visite à des amis que d’aller prendre la température des quelques bars du centre-ville, à l’exception près de rencontres polyglotes qui nous ont permis de rencontrer du monde.

Bonne fortune, le club de foot de Dijon, est en ligue 1 cette année. Ce qui a permis aux amateurs de se rendre au stade pour voir des matchs. C’est une belle équipe, ambitieuse et entreprenante, et j’ai pris du plaisir à la voir jouer. Allez Dijon !

Du point de vue touristique, il faut sortir un peu de la ville pour explorer les joyaux de la Bourgogne. Au nord de Dijon se trouvent l’abbaye de Fontenay et le village de Flavigny-sur-Ozerain rendu célébre par le film ‘Le Chocolat’ (avec J. Binoche et J. Depp). Au sud, il y a les vignobles. La route des Grands Crus est superbe, nous l’avons prise à l’automne jusqu’à Beaune et un peu plus loin, et nous avons été admiratifs. Les châteaux se suivent et ne se ressemblent pas, les noms célèbres s’enchainent les uns après les autres, les paysages défilent et les odeurs (à moins que ce soit le vin) vous enivrent !

Après Lyon, Besançon, Odense, Paris, Cracovie et maintenant Dijon, je souhaite souhaite résolument aller au sud. Prochaine destination : Toulouse ! (hopefully..)


Associations européennes d’institutions de formation – EMBS consortium et SPACE Network

J’ai passé l’année universitaire 2006-2007 au Danemark dans le cadre de ma formation aux Affaires Internationales dans l’Institut de Management Européen des Affaires de Besançon. J’ai ainsi pu participer à l’aventure Erasmus à la Syddansk Universitet de Odense au Danemark. Le programme comprenait la découverte de la zone scandinave à travers son histoire, sa culture, son économie et sa langue ainsi que des matières telles que le marketing et le management international. Ce que je retiens de cette année, entre autres choses, ce sont les rencontres que j’ai faites avec les étudiants internationaux.

Il y a quelques semaines, j’ai assisté à la cérémonie de remise des diplômes EMBS (European Master in Business Studies) à Cordoba. Il s’agit d’un réseau de plusieurs structures de formation comprenant des universités et des écoles en Europe. Il y a 8 pays représentés par 16 universités dont l’Université Jean Moulin (Lyon III) et les ESC de Montpellier, de Clermont et de Bretagne-Brest en France.

C’est une association qui délivre un diplôme reconnu officiellement et qui doit faciliter l’entrée des étudiants sur le marché de l’emploi en Europe. Concrètement, un étudiant allemand qui aurait étudié en Espagne indique son parcours sur son CV à travers les universités qu’il a fréquentées. Ces universités n’étant pas forcément connues des employeurs français, le candidat peut prouver que son diplôme est équivalent à un diplôme d’École Supérieure de Commerce française.

Il existe plusieurs associations de ce type en Europe. L’IMEA appartient au réseau SPACE (Space European Network For Business Studies and Languages) qui comprend plus de 90 institutions membres dans 28 pays. Fondé à Lille en 1989, le réseau n’a jamais cessé de grandir et a pour but de rapprocher les étudiants des employeurs grâce à des partenariats d’entreprises. J’ai participé au sommet SPACE en 2008 à Besançon et je garde un bon souvenir de l’approche mise en place par les organisateurs.

Dans les deux cas, l’événement s’est ponctué par une soirée dans un lieu particulier. Le Bodegas Campos à Cordoba et le théâtre Bacchus à Besançon. Ces associations viennent renforcer le développement des programmes de rapprochement européen. Je souhaite qu’elles continuent sur ce chemin en gardant les étudiants au centre de leurs intérêts. Plus les jeunes du monde entier se rencontreront, plus le vivre ensemble l’emportera sur le chacun pour soi.


La Pologne et les NTIC

Je vis actuellement à Cracovie, la 2e ville de Pologne, située au sud du pays dans la région de Petite-Pologne. Cela fait environ un an que j’y suis très régulièrement et que j’y vois plein de choses intéressantes au quotidien. Notamment la situation en matière d’Internet.

Le polonais est une langue difficile comme vous pouvez le voir ici (notez bien les diacritiques et les digrammes), et la situation économique n’y a pas toujours été flamboyante. La Pologne a une histoire moderne comme aucun autre pays d’Europe. Pour ces différentes raisons, le développement d’Internet n’a pas été amorcé par les grands groupes et les polonais ont créés eux-mêmes leurs portails de networking (nasza-klasa.pl), leur messagerie instantanée (gadu-gadu.pl), leur ‘Ebay’ (allegro.pl), tous ont un PageRank égal à 7/10.

Prenons Nasza Klasa par exemple, c’est un portail de networking comparable au site français Copains d’avant. A titre de comparaison, Copains d’avant revendique 12 millions de membres, Nasza Klassa (fondé en novembre 2006 par Maciej Popowicz) en comptait 25 millions en avril 2009 ! On est loin derrière Facebook et ces 350 millions de membres autour du monde, mais le chiffre donne à penser à l’activité des polonais sur le web.

Nasza Klassa doit prochainement sortir un système de messagerie instantanée et aller chasser sur les terres de Gadu-Gadu. Un projet ambitieux car il existe actuellement près de 17 millions de numéro GG ! Gadu-Gadu qui se reconverti peu à peu en portail généraliste et devient ainsi un concurrent sérieux des poids lourds du net polonais Onet, Wirtualna Polska et Interia.pl.

Bref, la Pologne n’est pas en retard d’un point de vue NTIC, et n’a attendu sur personne pour développer ses propres outils. Remarque importante : je vais chercher mes sources sur CyberPolska.org, c’est un portail d’info francophone dédié à l’actu des NTIC et d’internet en Pologne (plus de renseignements ici).

Et coup de chapeau à l’équipe polonaise Again qui a remporté le campionnat du monde de Counter-Strike 2009 qui se déroulait en Chine le mois dernier ;-)


Quelques photos d’autre part

Depuis plusieurs mois, un de mes vieux copains est en Inde, dans la région de Leh où il travaille pour une ONG. David Boyard et moi étions dans le même lycée il y a déjà 10 ans, et nous avons réussi à garder un bon contact depuis. Je suis parti dans le commerce tandis que David est parti dans les sciences et, quand je me retrouve à Cracovie, il se retrouve au fin fond de l’Himalaya. Et même si je vis une super expérience dans l’est de l’Europe, je dois dire que je serais vraiment tenté par une aventure dans le grand orient. David m’envoie régulièrement des photos et je ne résiste pas à l’envie d’en publier quelques unes ici. Quel dépaysement!

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