Archive for novembre, 2008
Cracovie (2)
Mariacki ; Cathédrale, Basilique ou Église?L’édifice que j’ai premièrement appelé Cathédrale Mariacki ici, puis Basilique Sainte-Marie là semble aussi s’appeler Église Notre-Dame. Il est difficile de donner une traduction à Mariacki, c’est un nom qui se rapporte au prénom Marie sans avoir de sens précis. Le nom d’origine est Basilique de l’Assomption de la Sainte Vierge Marie et ce sont les habitants de la ville qui l’ont nommés Mariacki.
l’Église se situe sur le Market Square et domine la vieille ville, elle a été construite au XIVe siècle sur les fondations d’une église plus ancienne. La tour la plus haute de l’ouvrage en briques rouges s’élève à 81 mètres au dessus de la grande place.
Chaque jour, à chaque heure, dans cette tour, un héraut joue du clairon sur un air traditionnel. Celui-ci stoppe sa mélodie sur la même note que le trompettiste du XIIIe siècle qui, pour donner l’alerte de l’invasion tartare, avait joué le même morceau, et dont la gorge avait été transpercée par une flèche.
La seconde tour s’élève à 69 mètres et l’histoire raconte que la construction de l’édifice avait été confiée à deux frères, chacun d’entre eux voulu ériger la tour la plus haute et la plus belle et le cadet n’ayant pas supporter la défaite poignarda son ainé et retourna ensuite le geste contre lui-même.
Brasserie BISTRO – RESTAURACJA
Il neige à Cracovie, le paysage est superbe et le manteau blanc de l’hiver à tout recouvert. Il fait froid aussi mais le soleil est là pour réchauffer les corps.
Ce dimanche, nous sommes allés dans un restaurant français et, comme je l’ai fait précédemment avec l’AWIW à Kazimierz, je souhaite recommander cet endroit aux visiteurs de Krakow. Ce resto, nommé simplement ‘Brasserie’, se situe juste à coté du quartier juif, et est tenu par un français. Le chef est polonais et la cuisine est délicieuse, au menu : un petit gratin de fromage ‘façon Tartiflette’ en entrée, et un morceau de bœuf dans une sauce au bleu en plat principal. Il y a avait également un morceau de canard juste à coté de moi auquel j’ai eu le plaisir de goûter. Une expérience culinaire très, très agréable à la Brasserie. Tout cela sur une compilation des plus grands titres de Joe Dassin et dans un décor très ‘français’. Sur les murs sont affichés ; des publicités du siècle dernier, Peugeot notamment, à l’entrée ; un poster sur lequel on voit la construction de la Tour Eiffel en quatre étapes, au fond ; la célèbre photo de trois grands chanteurs participant à une émission de radio : Brel, Brassens et Ferré.
Pour conclure, cette Brasserie est un passage en français à Cracovie, la cuisine y est excellente et le décor très sympathique. A bientôt pour de nouvelles aventures gastronomiques!!
Expressions et vocabulaire de la vie courante
Voici quelques mots de la vie de tout les jours, suivis de certaines expressions populaires choisies, à utiliser lors d’un séjour en Pologne ou au cours d’une discussion afin de se distinguer et d’attirer l’attention sur soi.
Tout d’abord les classiques de la politesse :
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Il faut noter que le polonais, langue slave, ne fonctionne pas du tout (mais alors pas du tout) comme la langue française. Il y a 8 voyelles ; 6 orales (I e y a u/ó o) et 2 nasales (ą ę), et 35 consonnes que l’on peut regrouper dans 3 groupes ; les alvéolaires (z s dz c), les postalvéolaires (ż sz dż cz) et les alvéolo-palatales (ź ś dź ć). Il faut également compter avec les accents toniques qui tombent sur l’avant dernière syllabe sauf exception. Le polonais s’écrit au moyen de l’alphabet latin enrichi de diacritiques : l’ogonek (Ą ą Ę ę), l’accent aigu (Ć ć Ń ń Ó ó Ś ś Ź ź), la barre oblique (Ł ł) et le point suscrit (Ż ż). Il fait aussi usage de sept digrammes (ch, cz, dz, dź, dż, rz, sz). Les lettres Q, V et X n’existent que dans les emprunts et les mots étrangers.
Si vous avez cru une seconde que j’allais vous expliquer tout ça plus en détail, veuillez croire que vous vous mettez le doigt dans l’oeil!
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Et voici quelques expressions populaires :
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La Blogosphère et les outils du Web
Dans mon précédent article, je montre comment la Blogosphère peut-être utile au Webmarketing à toutes les étapes de son application. Je souhaite développer plus en détail les outils que le Web met à la disposition des marketeurs pour ce faire, en commençant par l’analyse du marché et l’étude du domaine, et jusqu’à la veille Marketing.
Il existe plusieurs agrégateurs de blogs et d’articles de blogs, des sites qui les mettent en ordre et les rassemblent dans des catégories pour fournir une sorte de Blogothèque proposant des sources pertinentes et utiles dans une recherche d’information. On peut citer les moteurs de recherches de blogs de Google ou de Yahoo pour les plus simplistes et Wikio ou Technorati pour les plus connus. Les Digglikes (Digg) sont plus orientés sur les articles et on peut trouver de bonnes choses sur les sites de social bookmarking comme Del.icio.us par exemple. On peut également bénéficier d’informations statistiques, grâce à Xiti ou Google Trends, sur l’évolution d’un blog, son audience et le nombre de liens qui pointent vers lui (Yahoo Site Explorer). Ces outils permettent de cerner plus précisément la présence d’une entreprise et de ses produits ou services dans les discussions de la Blogosphère et, par extension, de l’Internet et sur le marché traditionnel.
Le dialogue avec les bloggers, en général peut s’établir soit sur le blog de l’entreprise, ou site ‘corporate’, soit sur la toile en direct avec les internautes. Cela dans la mise en place de la stratégie, si l’on souhaite les y faire participer, et lors de la veille Marketing afin de répondre aux commentaires et de rectifier les erreurs éventuelles. Ce dialogue peut aider l’entreprise à éviter un phénomène d’isolement et d’éloignement de sa cible et à améliorer ses produits ou services afin d’optimiser leur utilisation par les consommateurs. Il s’agit également d’améliorer la communication entre l’entreprise et ses clients, d’instaurer une relation de confiance entre les deux parties, et une aide à la compréhension réciproque.
La veille marketing permet au webmarketeur de surveiller ce qui se dit à propos de son entreprise et de ses produits ou services. Pour ce faire, il peut utiliser les agrégateurs et moteurs de recherches tels que Wikio, encore une fois, ou Trendpedia qui offrent, dans les résultats, tous les articles qui ont parlé de tel ou tel sujet. Les options de recherches avancées offrent, par ailleurs, la possibilité d’obtenir des résultats pertinents et sensés. Ce type de recherche offre des éléments de réponse à chaud et peut être complété par un suivi sur les sites de microblogging pour qui veut aller plus loin. Twitter Search permettra, par exemple, d’avoir un feedback beaucoup plus informel que ce que relate un article sur un blog ou un site média.
DEUX CHANCELIERS
Le Prince Gortchakof et le Prince De Bismark
Je vous ai déjà parlé ici de Tadeusz Kosciusko, ce héros polonais qui fait l’objet d’un livre de Jules Michelet que j’avais trouvé dans la bibliothèque de Grand-Papa Lukomski. J’y avais beaucoup appris sur l’histoire de la Pologne et de l’Europe. Cette fois-ci, j’ai trouvé un livre sur Bismarck et Gortchakof, un gros bouquin de 450 pages écrit par Julian Klaczko et publié en 1877 à Paris.
Pour moi l’histoire de France se résume à Charlemagne, Astérix et Obélix, Louis XIV et Napoléon. Après il y a DeGaulle et la Ve République et je m’y retrouve un peu. Ce n’est donc pas peu dire que d’avouer que j’ai beaucoup appris dans ces pages sur l’histoire de l’Europe et le pourquoi du fameux : “Rendez nous l’Alsace et la Lorraine”. Si je devais résumer l’ouvrage, je dirais qu’il s’agit de la mise en place de l’Empire d’Allemagne par Bismark avec le soutien de Gortchakof. Les évènements de Sadowa et de Sedan étant au centre de cette action.
La guerre entre la Prusse et l’Autriche a commencé au Printemps 1866 et avait pour but d’unifier l’Allemagne. La bataille de Sadowa (dans la région de Bohême), le 3 juillet 1866, a tourné en faveur de l’armée prussienne, et c’est tout l’équilibre de l’Europe qui s’est trouvé bouleversé et le rapport de force entre puissance déséquilibré au détriment de l’Autriche et de la France. La Prusse devient la puissance dominante d’Europe Centrale, et il ne lui reste plus qu’à désarmer la France. La guerre franco-allemande est déclarée le 19 juillet 1870 par les français et la bataille de Sedan, le 1er septembre 1870, marque la défaite de l’Empire. La France devra payer une amende de 5 milliards de francs et céder l’Alsace et une partie de la Lorraine. Ces évènements resteront gravés dans la mémoire des français et reviendront au premier plan lors de la 1ère guerre mondiale.
Le Prince Otto von Bismarck, chancelier de l’Empire allemand entre 1871 et 1890, fut le principal artisan de l’unité allemande. Le livre relate son caractère atypique et son évolution en parallèle de celle de son homologue russe : le Prince Gortchakof, chancelier entre 1856 et 1882. Les deux personnages se sont rencontrés à Francfort et ont entretenus de bonnes relations durant toute leur carrière. C’est en partie grâce à cet état de fait que la Russie acceptera l’apparition d’une si grande puissance en Europe et n’interviendra pas lors des campagnes prussiennes au Danemark, en Autriche et en France.
A la fin de l’ouvrage sont publiées une lettre de rectification de l’ambassadeur de France à Berlin, Mr Benedetti, et la réponse apportée par l’auteur/historien, Mr Klaczko. Ma première année d’études supérieures à Lyon m’a initié aux Relations Internationales et j’ai trouvé très intéressant d’aller si loin dans l’histoire et dans les coulisses de la géopolitique du 19e siècle à travers ce récit.



